j'étais tellement beaucoup trop en train de m'étonner devant la perfection de ma vie dans son entière actualité, que j'ai presque oublié que jme devais d'écrire un article.
Pour faire simple : samedi soir c'était une soirée de pure anthologie, bien qu'à la base cette soirée j'étais sensée la passer seule... chez moi... dans mon pieut... avec un bouquin chiant et éventuellement un peu de John Butler. Mais non !
J'ai envie de me dire menteuse ! au final je me suis dit "non, Lisou, un samedi soir tu vas pas rester seule à mourir seule et t'enterrer seule", non alors je suis allée sur MSN pour me mettre au parfum des dernières news.
Et là qui jvois ? ben forcément Eloi, en mode occupé puisque ce mec -mon mec jprécise- est carrément toujours skouaté par un problème de première importance. Mais bon jme risque à lui lâcher un "bonjour" hasardeux.
Je squeeze la vieille converse qui a suivi. LE tout a fini sur un "rdv à 16h15 à gallia"
Donc forcément après mise en mode sublime (c'est à dire je dégage de vieux t-shirt noir et déprimant et de bikini noir et déprimant aussi, bien que joli, et je m'installe dans fringues mal assorties comme dirait Ficus, c'est à dire du vert et du blanc ac des points etc) je débarque à gallia à 16h15 et j'attends... comme une conne puisque ce n'est que 25 minutes plus tard que le mec en question daigne ramener sa gueule.
En attendant j'ai eu la bonne idée de pigeonner Yann / Arnaud d'une clope paske de toute façon ils en avaient trop.
Après tout s'enchaîne brusquement, puisque je me retrouve en situation assise avec Eloi, et là commence la conversation... la plus naturelle et la plus sympa que j'ai eue avec un lui et par extension avec un mec. Comme quoi, sa franchise a eu du bon, elle a décoincé le truc.
Oui mais ! je pensais pas à ce moment-là que ça irait jusque là. Puisque pendant relativement 3h on a fait un max de trucs terriblement insignifiants mais super sympathiques, genre traîner sous un abribus tout en se montrant à quel point on s'aime (bien), puis aller jusqu'à musicshop pour acheter des cordes pour sa basse acoustique, puis prise de soleil sur banc avec moults et moults déclarations, parlages etc. Puis séance de déconnade sur les quais avec poubelle au fond de l'eau, rats, effroi, réconfortage et plus que jamais communication.
Ensuite tout s'emballe : j'apprend que je suis pas officiellement conviée à pioncer chez Ficus, alors on décide de faire un vieux plan, expliqué tout de suite :
on va bouffer (Eloi, Stella, Ficus et moi) chez Gepetto, 3 margherita à trois pour rester raisonnables, après on se pose au Gayot et je m'offre une rose puisque le gus n'avait pas une thune, puis on rejoint Tom et Cailloux et on décide de bouger à l'Abattoir.
Sur le chemin Eloi et moi organisons un vieux plan trop foireux, comme on sait si bien le faire : me faire héberger la nuit en question chez lui-même. Paske sinon jme retrouvais à la rue (TROP PAS!). Petit Abatt bien sympathique puisqu'on a dépensé que 31.5 ¤, deux kirs, une despe, un monaco, une corona, une shisha qui est trop bien passée (j'en profite pour faire passer un message : jsui une grosse accro de la shisha, donc si quelqu'un cherche à me faire plaisir ou à me faire un vieux plan pour chais pas quoi, paske en plus c'est très bientôt que j'ai 15 ans... eh ben la shisha est une chose qui fonctionne très bien avec moi).
Rapidement, on se fait emmerder par des desperate maghrebins qui voulaient des numéros, et qui se sont fait refouler en emportant des faux numéro, tout ça grâce à mon mec à moi qui connaissait les cons en question et nous a informés qu'un des cons avait frappé sa meuf (points de suture). Au passage Ficus a aussi revu son ex, alias son non-copain qui ne parle pas. J'ai eu un petit épisode de flottement, mais très vite moyenné grâce à ventilo efficace et affection multiple de mon mec.
Ensuite ! c'est là que tout s'emballe (encore une fois ?) : Eloi et moi on se casse, on marche, on chope un 6, là il me contraint à lui assurer que je vais bien, que jsuis d'accord, que j'ai pas peur, que tout se passera bien, que j'ai pas trop bu, que jsuis consentante et que je tiens à lui. Véridique. Après un court cheminement en bà-shi (le bus en chinois) nous voilà àààà ... la robertsau ! ouaou. J'aime. Mon très cher me fait attendre 15 minutes pendant lesquelles j'ai droit à deux cons qui s'arrêtent histoire de :
1/ me proposer un taxi
2/ me regarder
la question est : avais-je l'air d'une pute avec un vieux jean mort depuis 15 ans, un sweat noir fermé jusqu'en haut et un regard à faire fuir le dernier des mohicans ? j'en doute.
Trève de connerie après cela mon mec me récupère et nous voilà en pleine promande à travers la Robertsau endormie. On s'arrête devant un sapin, qui n'est pas un sapin comme il me l'a fait remarqué, mais un de ces trucs qui skouatent les cimetières et qui sentent la pomme. Là, je manque de tuer un crapaud par inadvertance. Eloi, qui, je savais pas, a apparemment des affinités avec ces bêtes-là, me lâche un "ohhhh c'est trop mignon ces trucs-là vazy touche ahaha c'est tout mou" (tiens mon chéri je découvre un nouvel aspect de ta personnalité). C'est vrai que c'est mignon, mais ces trucs-là en général ça te pisse dessus, et trève de chance, c'est ce qui est arrivé. Pas dommage ! ça t'apprendra à vouloir faire copain-copain avec des trucs pareils !
Ensuite je résume vite, je me fait porter jusqu'au troisième étage sur le dos de mon homme, qui me dépose sur le lit, avec délicatesse, puis on parle encore un peu, mais très vite on se met à baiser comme deux baiseurs en manque (que nous sommes) (puisque ça faisait bien 2 mois qu'on avait du se contenter de 1/rien ou 2/pratiques douteuses).
Reste de la nuit composé de bavardages en tous genres, très intéressants et très décomplexés (normal vu qu'on venait de se faire du bien au clair de lune ahem) suivis d'un gros pionçage. J'ai eu la chance de m'endormir au son des ronflements d'Eloi, qui sont franchement adorables. J'adore même ses ronflements, c'est dire.
Réveil au petit matin suivi d'une séance de batifolage et ensuite d'escapade sous la pluie.
Quelle nuit géniale, franchement.